Le camp de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Bobo-Dioulasso a abrité, vendredi 11 septembre 2026, la cérémonie officielle de clôture de la formation de passage au grade d’adjudant de Police. Au terme de plusieurs jours d’apprentissage intensif, 92 policiers issus des régions du Guiriko et des Tannounyan ont reçu leurs attestations, marquant ainsi l’aboutissement d’une étape importante de leur parcours professionnel.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina, ainsi que de plusieurs responsables et autorités régionales de l’institution.
Entamée à la fin du mois d’août 2026, cette session de renforcement des capacités avait pour ambition de préparer les agents promus aux exigences et aux responsabilités inhérentes à leur nouveau grade.
Durant plusieurs jours, les stagiaires ont été soumis à un programme particulièrement soutenu, combinant enseignements théoriques, exercices pratiques et activités de discipline militaire. Une approche destinée à consolider leurs acquis, à développer leurs aptitudes au commandement et à renforcer leur capacité à conduire efficacement les missions qui leur seront désormais confiées.
Cette formation revêt une dimension particulière puisqu’elle constitue une première dans l’histoire de la Police nationale burkinabè. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n°027-2018/AN du 1er juin 2018 portant statut du cadre de la Police nationale, qui prévoit notamment un accompagnement des agents accédant à des grades supérieurs, afin de les préparer aux nouvelles responsabilités qui en découlent.
Au terme de cette formation, les 92 nouveaux adjudants disposent ainsi d’outils renforcés dans les domaines du commandement, de l’éthique professionnelle et de la gestion des missions opérationnelles.
Être à la hauteur des enseignements reçus
La remise des attestations a constitué l’un des temps forts de la cérémonie. Parmi les bénéficiaires, l’Adjudante de Police Daourou Franceline a reçu son parchemin des mains du Directeur général de la Police nationale, dans une atmosphère empreinte de solennité et de fierté.
Prenant la parole au nom de ses camarades, le délégué de la promotion 2026, l’Adjudant de Police Abdoul Mounirou Savadogo, a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des responsables et encadreurs de la formation.
Il a assuré que les connaissances et compétences acquises au cours de cette session seront mises à profit dans l’exercice de leurs nouvelles responsabilités et au service des populations.
« Cette formation nous a permis de consolider nos compétences et de mieux appréhender les responsabilités liées à notre nouveau grade. Nous nous engageons à être à la hauteur des enseignements reçus et à demeurer des policiers exemplaires », a-t-il déclaré.
Une police qui rassure plutôt qu’elle ne fait peur
Dans son adresse aux nouveaux adjudants, le Directeur général de la Police nationale les a félicités pour leur assiduité et leur engagement tout au long de la formation. L’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina les a surtout invités à faire du professionnalisme, de l’intégrité et de la proximité avec les citoyens les piliers de leur action quotidienne.
« On ne peut porter des galons sans formation ni perspectives. Nous ne voulons pas d’une police dont les citoyens ont peur, mais d’une police qui rassure, car la Police nationale est au cœur de la société », a-t-il affirmé.
À travers cette exhortation, le premier responsable de la Police nationale a rappelé la nécessité de replacer le citoyen au cœur de l’action policière et de renforcer la confiance entre les forces de sécurité et les populations.
Bobo-Dioulasso, une ville à forte portée symbolique
Le choix de Bobo-Dioulasso pour abriter cette cérémonie n’est pas anodin. Pour le Directeur général de la Police nationale, la cité de Sya occupe une place singulière dans l’histoire de l’institution.
« Cette cérémonie de clôture est emblématique, car la Police nationale est née à Bobo-Dioulasso. Cette ville occupe une place particulière dans l’histoire de notre institution. Il était donc important pour moi d’être présent afin d’encourager les stagiaires et de féliciter l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de cette formation », a-t-il expliqué.
Vers une Police davantage professionnalisée
Au-delà de la promotion des 92 nouveaux adjudants, cette session marque, selon l’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina, le début d’une dynamique plus large de professionnalisation des ressources humaines de la Police nationale.
Organisée simultanément dans plusieurs centres à travers le pays, l’initiative vise à renforcer les compétences des personnels et à doter l’institution d’agents mieux préparés à faire face aux défis sécuritaires contemporains.
L’ambition affichée est de bâtir une Police nationale plus moderne, plus performante et davantage ancrée dans la proximité avec les populations.
« La Police nationale du Burkina Faso doit continuellement se perfectionner afin de mériter sa place parmi les meilleures polices du continent africain », a conclu le Directeur général.
Un manguier pour symboliser l’avenir
La cérémonie s’est achevée sur une note à la fois symbolique et porteuse d’espoir. Les membres de la promotion ont procédé à la plantation d’un manguier, un geste destiné à traduire leur engagement en faveur de la préservation de l’environnement et de la transmission aux générations futures.
Ainsi, entre apprentissage, responsabilité et engagement citoyen, cette formation pionnière ouvre une nouvelle page dans le parcours des 92 policiers désormais investis du grade d’adjudant. Elle illustre également la volonté de la Police nationale de faire du renforcement des compétences de ses personnels un levier essentiel pour améliorer la qualité du service public de sécurité et consolider la confiance avec les citoyens.
Abdalah KABORE
Intégration BF