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Du 11 au 20 septembre 2026, Bobo-Dioulasso vibre au rythme de la deuxième édition de la Semaine de l’hôtellerie. Placée sous le thème « L’hospitalité africaine, levier de souveraineté : former, innover, rayonner », cette manifestation entend faire des métiers de l’accueil et de la restauration des vecteurs de compétences, d’employabilité et de rayonnement du Burkina Faso.
La capitale économique de l’Ouest burkinabè accueille, du 11 au 20 septembre 2026, la deuxième édition de la Semaine de l’hôtellerie. La cérémonie officielle d’ouverture, tenue le vendredi 11 septembre au sein de la Sissima International Hotel School (SIHS), a été présidée par le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana.
Plus qu’un simple rendez-vous professionnel, cette deuxième édition se veut une véritable vitrine des savoir-faire et des potentialités du secteur hôtelier burkinabè. Elle rassemble plus de 1 000 participants, parmi lesquels des apprenants, des formateurs, des entrepreneurs, des décideurs publics et des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. Tous sont réunis autour d’un même enjeu : faire de la formation, de l’innovation et de l’excellence les ressorts d’une hospitalité africaine pleinement assumée et économiquement souveraine.
Former la jeunesse, bâtir l’avenir
Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie, le président du Groupe Sissima, Achille Roland Sow, a d’abord salué la mobilisation des autorités administratives, coutumières, religieuses et militaires, ainsi que l’engagement des partenaires techniques et financiers.
Dans son intervention, le promoteur a insisté sur la nécessité de transmettre aux jeunes Burkinabè des compétences concrètes, susceptibles de favoriser leur autonomie et leur insertion professionnelle.
« Apprendre à nos jeunes à travailler de leurs dix doigts, à valoriser leurs compétences et à prendre soin de leur environnement constitue aujourd’hui un véritable devoir citoyen », a-t-il déclaré.
Pour Achille Roland Sow, l’hôtellerie ne saurait être réduite à une activité de service. Elle constitue à la fois une vitrine du patrimoine culturel, un important pourvoyeur d’emplois, un moteur du tourisme et un espace privilégié de rencontre entre les peuples. Autant d’atouts qui confèrent au secteur une dimension stratégique dans la dynamique de développement économique et social du pays.
Le président du Groupe Sissima a également présenté les principales initiatives engagées par son groupe pour accompagner cette transformation. Il a notamment évoqué le renforcement des capacités de la Sissima International Hotel School, ainsi que le développement de Faso Code X, un centre d’expertise consacré aux technologies de l’information, à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité. Cette structure forme déjà plus d’une cinquantaine de jeunes aux métiers du numérique, illustrant la volonté du groupe de conjuguer formation professionnelle et innovation technologique.
Plus de 760 heures de formation au programme
Durant dix jours, la Semaine de l’hôtellerie proposera un programme particulièrement dense, avec plus de 760 heures de formation réparties entre quinze ateliers et modules spécialisés.
Les participants pourront notamment approfondir leurs connaissances en cuisine, pâtisserie, service en salle, accueil, anglais hôtelier, marketing digital, gestion financière ou encore efficacité énergétique. Des activités citoyennes, dont des opérations de don de sang, viendront compléter ce programme, de même que plusieurs concours destinés à mettre en lumière les talents et le savoir-faire des apprenants.
Le rendez-vous le plus attendu demeure toutefois la traditionnelle Nuit de l’hôtelier. Cette soirée de gala réunira les professionnels et acteurs du secteur dans une atmosphère placée sous le signe de la convivialité et de la reconnaissance. Elle sera notamment marquée par la remise d’attestations, de distinctions et de trophées aux apprenants et professionnels qui se seront particulièrement illustrés.
L’entrepreneuriat comme horizon
Parrain de cette deuxième édition, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué une initiative en phase avec les ambitions nationales en matière de développement et de souveraineté économique.
Il a présenté la Semaine de l’hôtellerie comme « un cadre privilégié de valorisation des métiers de l’accueil et de la restauration », mais aussi comme un espace propice à « l’apprentissage, l’innovation et la célébration de l’excellence dans un secteur vital pour notre économie ».
S’adressant particulièrement aux jeunes, le ministre les a invités à dépasser la seule perspective de l’emploi salarié pour embrasser celle de l’entrepreneuriat et de la création de valeur.
« Vous êtes les bâtisseurs de l’hôtellerie moderne, révolutionnaire et souveraine de demain. N’attendez pas seulement d’être employés ; formez-vous pour entreprendre, créer de la valeur et offrir des opportunités à d’autres Burkinabè », a-t-il exhorté.
L’hospitalité, un levier de souveraineté
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le ministre Moumouni Zoungrana a félicité les organisateurs pour leur engagement et pour le choix d’un thème qui, selon lui, épouse les priorités du Burkina Faso en matière de développement.
Il a souligné le rôle déterminant de la formation professionnelle dans les métiers de l’accueil et de la restauration, qu’il considère comme l’un des piliers de l’autonomie économique du pays.
À ses yeux, l’hospitalité africaine ne doit plus être appréhendée comme le seul prolongement d’un héritage culturel. Elle peut également devenir un puissant instrument de souveraineté économique, de valorisation culturelle et de création de richesses.
Le ministre a, dans cette perspective, réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les initiatives privées et les établissements de formation professionnelle engagés dans la constitution d’une main-d’œuvre qualifiée, compétitive et résiliente.
Il a invité l’ensemble des participants à tirer le meilleur parti des enseignements et des échanges prévus durant la semaine, avec l’ambition de faire du savoir-faire hôtelier burkinabè une référence aussi bien dans l’espace régional qu’à l’international.
Bobo-Dioulasso, capitale de l’hospitalité et de l’excellence
Entre solennité institutionnelle, démonstrations de savoir-faire et moments de convivialité, la cérémonie d’ouverture a donné le ton d’une édition placée sous le signe de la transmission et de l’ambition.
À travers cette initiative, la Semaine de l’hôtellerie entend contribuer à révéler les talents, renforcer l’employabilité des jeunes et faire émerger une nouvelle génération de professionnels capables de porter haut les couleurs de l’hospitalité burkinabè.
Durant dix jours, Bobo-Dioulasso se veut ainsi bien plus qu’un simple lieu d’accueil de l’événement. La ville entend confirmer son rôle de carrefour de la formation, de l’innovation et de l’excellence, tout en affirmant la place des métiers de l’hôtellerie et de la restauration dans la construction d’un Burkina Faso plus autonome, créatif et souverain.
KABES
Intégration BF