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Le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso a condamné, le 21 juillet 2026, Karim (nom d'emprunt), un couturier de 22 ans, à deux mois d'emprisonnement ferme et à une amende de 250 000 F CFA pour des faits de coups et blessures volontaires commis sur une mineure.
Les faits remontent au 31 mai 2026, dans une cour commune où le prévenu exploitait un atelier de couture. Selon les éléments examinés lors de l'audience du 7 juillet, une altercation a éclaté entre Karim et Aïcha (nom d'emprunt), la fille mineure de son bailleur. Au cours de cette dispute, le jeune homme a frappé l'adolescente à l'aide d'un fil électrique.
À la barre, le prévenu a reconnu sans réserve les faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué que les toilettes de la cour étaient utilisées en commun par les occupants et a affirmé que la jeune fille entravait régulièrement leur accès. Selon lui, elle aurait même verrouillé la porte alors qu'il s'y trouvait. Après cet incident, une vive altercation aurait éclaté, au cours de laquelle la mineure l'aurait insulté, déclenchant sa réaction violente.
Karim a également évoqué un climat de tension persistant avec certains habitants de la concession. Il a notamment soutenu que la jeune fille et d'autres occupants avaient auparavant sectionné les fils alimentant son compteur électrique. Il a reconnu avoir agi sous l'emprise de la colère.
Constitué partie civile, le père de la victime a indiqué avoir déboursé 52 000 F CFA pour les soins médicaux de sa fille. Il a sollicité le remboursement intégral de cette somme.
Dans ses réquisitions, le procureur du Faso a rappelé qu'aucune circonstance ne saurait justifier des violences exercées contre une mineure. Estimant les faits particulièrement graves, il avait requis une peine de douze mois d'emprisonnement ferme assortie d'une amende de 600 000 F CFA.
Après en avoir délibéré, le tribunal a reconnu Karim coupable de coups et blessures volontaires sur une mineure. La juridiction l'a condamné à deux mois de prison ferme et à une amende ferme de 250 000 F CFA.
Sur le plan civil, le tribunal a fait droit à la demande du père de la victime et a condamné le prévenu à lui verser 52 000 F CFA en réparation des frais médicaux engagés.
La juridiction a, par ailleurs, fixé la durée de la contrainte judiciaire à trois mois. Les parties disposent d'un délai de dix jours pour interjeter appel de cette décision.
Intégration BF