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Le ministère burkinabè de l’Enseignement supérieur a annoncé une réforme majeure concernant le système d’évaluation dans les établissements privés d’enseignement supérieur. Désormais, les étudiants inscrits dans les universités et instituts privés devront obligatoirement se présenter à des examens nationaux pour valider les diplômes de licence (troisième année), de master (cinquième année) et de doctorat (huitième année).
Cette mesure vise, selon les autorités, à harmoniser les standards académiques et à renforcer la crédibilité des diplômes délivrés par les établissements privés, dont le nombre et l’influence ne cessent de croître au Burkina Faso. L’objectif affiché est également de garantir une meilleure équivalence des diplômes au niveau national et international, en instaurant un système d’évaluation uniforme pour tous les apprenants, quel que soit leur établissement d’origine.
Les filières de santé, particulièrement sensibles, sont soumises à un dispositif encore plus strict : les étudiants devront passer des examens nationaux à chaque palier de leur formation. Cette exigence s’inscrit dans une volonté de sécuriser la qualité de la formation médicale et paramédicale, secteur stratégique pour le pays.
Par ailleurs, le gouvernement a décidé d’abolir les frais de soutenance auparavant imposés aux étudiants dans plusieurs établissements privés. Une mesure saluée par de nombreux apprenants, qui y voient un allègement significatif de leurs charges financières.
Cette réforme marque un tournant dans la gouvernance de l’enseignement supérieur privé au Burkina Faso. Les autorités assurent qu’elle permettra de lutter contre les disparités de niveau entre établissements et de favoriser une meilleure compétitivité académique. Les modalités pratiques et le calendrier d’application devraient être précisés dans les semaines à venir.
Intégration BF