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À Bobo-Dioulasso, la cité du Houët vibre depuis plusieurs jours au rythme du Djomènè, le nouvel an lunaire célébré par les communautés bôbô-mandarê. En marge de ces festivités hautement symboliques, une délégation de carnavaliers, porteurs de traditions et de valeurs culturelles séculaires, a été reçue dans la matinée du mardi 8 juillet 2025 à l’Hôtel de Ville par le Président de la Délégation spéciale, Laurent K. Kontogom.
Dans une ambiance colorée et empreinte de ferveur populaire, cette rencontre protocolaire a pris les allures d’un acte hautement significatif : celui d’un hommage rendu aux autorités municipales et d’une transmission solennelle des vœux de nouvel an à l’institution communale. Revêtus de leurs costumes carnavalesques, les jeunes ont ainsi incarné l’esprit festif du Gouroun, temps fort du Djomènè, durant lequel les rues de Bobo s’animent de chants, de danses, de rituels et de messages porteurs d’unité et d’espérance.
Dans son adresse, le Président de la Délégation spéciale s’est dit honoré par cette démarche empreinte de respect et de reconnaissance. « Le Djomènè est bien plus qu’une fête : il constitue un pilier de notre identité collective, un espace de renouveau spirituel et de communion sociale », a-t-il déclaré. Saluant l’engagement de la jeunesse dans la transmission du patrimoine immatériel, il a exprimé la disponibilité de la mairie à accompagner les initiatives culturelles porteuses de paix, de cohésion et de développement local.
Par ce geste, les carnavaliers ont réaffirmé le lien indéfectible qui unit la tradition à la modernité, et rappelé l’importance des institutions locales dans la préservation des fondements culturels. Le Djomènè, au-delà de sa dimension festive, apparaît ainsi comme un temps de dialogue intergénérationnel, de renaissance communautaire et de projection vers un avenir enraciné dans les valeurs fondamentales du vivre-ensemble.
Intégration BF