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À Bobo-Dioulasso, le port du casque n’est plus une simple recommandation. Ce lundi 17 août 2026, la Police nationale, appuyée par les Volontaires adjoints de sécurité (VADS), a renforcé les contrôles sur plusieurs grands axes de la ville afin de veiller au strict respect des règles de sécurité routière.
De la Route nationale n°1, à la sortie Est de la ville, au boulevard de la Révolution, en passant par la Place de la Femme, les agents étaient déployés aux principaux carrefours et points de passage. Une présence qui n’est pas passée inaperçue auprès des motocyclistes. Sur les différents axes sillonnés, la majorité des usagers circulaient casqués, témoignant d’une adhésion progressivement plus marquée à cette mesure de protection.
Mais si le port du casque semble gagner du terrain, certains usagers continuent de s’en affranchir. Le message des forces de l’ordre se veut clair : aucun motocycliste ne peut prendre ou poursuivre la route sans casque.
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Au pied de l’immeuble Wobgo, Sofiane Poubéré en a fait les frais. Intercepté alors qu’il circulait sans équipement de protection, il a été prié de rebrousser chemin. Pour expliquer son manquement, il indique qu’il se rendait simplement chez un mécanicien situé à proximité pour faire réviser sa moto et qu’il ne jugeait donc pas nécessaire de porter son casque.
La vigilance des agents s’étend également aux passagers. Lorsqu’une motocyclette transporte deux personnes, chacune doit disposer de son propre casque et le porter correctement. Zakaria Sanou, rencontré au cours de l’opération, était bien équipé, contrairement à son frère aîné qui l’accompagnait. Malgré l’urgence invoquée les deux hommes se rendaient à l’hôpital au chevet de leur sœur, ils ont dû faire demi-tour.
Pour Moussa Ouattara, rencontré au niveau du pont d’Accart-Ville, le port du casque relève avant tout du bon sens. « C’est pour notre propre sécurité », soutient-il. À ses yeux, cet équipement constitue une protection essentielle contre les traumatismes crâniens en cas d’accident. Il considère que le renforcement des contrôles répond d’abord à un impératif de protection de la vie et appelle les usagers encore réticents à se conformer aux règles.
L’opération a, par ailleurs, eu un effet immédiat sur le commerce des équipements de protection. Pris de court par la rigueur des contrôles, plusieurs motocyclistes se sont dirigés vers les points de vente de casques pour se mettre en règle avant de reprendre la route.
À travers cette opération, les autorités entendent rappeler que le casque n’est pas un accessoire facultatif, mais un équipement de protection indispensable. Dans une ville où la motocyclette demeure le principal moyen de déplacement de nombreux habitants, le renforcement des contrôles traduit ainsi la volonté de faire davantage respecter les règles et, surtout, de réduire les conséquences souvent dramatiques des accidents de la circulation.
Intégration BF