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Dans le cadre de la relance stratégique du secteur ferroviaire burkinabè, la ville de Bobo-Dioulasso abritera, les 14 et 15 novembre 2025, la toute première édition des Journées nationales du transport par rail (JNTR). Placée sous la présidence du ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, cette rencontre se veut un moment de réflexion, de mémoire et de projection afin de bâtir « un rail plus fort, plus compétitif et au service du développement national ». L’annonce a été faite ce mercredi 12 novembre 2025, lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale économique du pays.
Face aux professionnels des médias, les organisateurs ont détaillé les objectifs et les enjeux de ces journées consacrées au renouveau du transport ferroviaire. Le principal intervenant, Firmin Bagoro, directeur général de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B), a rappelé l’importance historique et économique du rail dans le développement du Burkina Faso.
Revenant sur le rail Abidjan-Ouagadougou, mis en service au début du XXᵉ siècle, il a souligné que cette infrastructure fut longtemps un axe essentiel de croissance et d’intégration régionale. « Le chemin de fer a constitué, pendant des décennies, le principal moyen de transport des personnes et des marchandises sur le corridor Abidjan-Ouagadougou, avant de connaître plusieurs mutations institutionnelles », a-t-il indiqué.
De la Régie des chemins de fer Abidjan-Niger (RAN) à la Société des chemins de fer du Burkina (SCFB), en passant par la Société ivoirienne des chemins de fer (SICF) et l’actuelle concession confiée à SITARAIL, le réseau ferroviaire a traversé de profondes transformations. Ces évolutions ont abouti à la création de deux structures dédiées au patrimoine ferroviaire : la Société ivoirienne du patrimoine ferroviaire (SIPF) et la SOPAFER-B pour le Burkina Faso.
La tenue de cette première édition coïncide avec le 30ᵉ anniversaire de la SOPAFER-B, un jalon que Firmin Bagoro considère comme « un moment symbolique pour repenser l’avenir du rail burkinabè ». Face aux défis technologiques, aux nouvelles exigences logistiques et à l’échéance prochaine de la concession actuelle, il apparaît nécessaire, a-t-il insisté, d’élaborer une vision nationale renouvelée. Celle-ci doit porter sur la réhabilitation du réseau, le raccordement des industries locales et la mise en œuvre de projets ambitieux d’interconnexion régionale.
Les JNTR offriront ainsi un cadre propice pour dresser un état des lieux du transport ferroviaire, valoriser les atouts du secteur, partager les réformes en cours et rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont façonné l’épopée du rail Abidjan-Ouagadougou-Kaya. « Cette rencontre nationale se veut un espace d’échanges, de réflexion et d’exaltation du potentiel ferroviaire burkinabè », a conclu le directeur général de la SOPAFER-B.
Intégration BF