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Les consommateurs burkinabè peuvent pousser un soupir de soulagement. La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) vient d’annoncer une tendance baissière des prix sur le marché des engins à deux roues, résultat direct de ses récentes opérations de contrôle et de lutte contre la spéculation.
Les relevés effectués sur le terrain montrent une diminution sensible des tarifs, aussi bien sur les motos de marque originale que sur les modèles génériques. Quelques exemples suffisent à illustrer ce recul :
Suruis 115 originale : passée de 1 025 000 FCFA à 850 000 FCFA ;
Suruis 110 : de 925 000 FCFA à 800 000 FCFA ;
Mio 125 : désormais accessible entre 750 000 et 800 000 FCFA, contre 925 000 FCFA auparavant ;
Mio générique : fixée à 550 000 FCFA ;
Suruis générique : oscillant entre 475 000 et 525 000 FCFA.
Ces chiffres traduisent une tendance encourageante pour le pouvoir d’achat des ménages, durement éprouvé par la flambée des prix ces derniers mois.
Si les résultats sont positifs, la BMCRF pointe toutefois du doigt certaines irrégularités persistantes. Certains vendeurs refusent toujours d’afficher les prix de leurs motos, en violation de la réglementation. D’autres continuent de pratiquer des tarifs excessifs, cherchant à tirer profit de la forte demande en dépit des contrôles.
Vers une régulation plus stricte
Pour mettre un terme à ces abus, des mesures complémentaires sont en cours de préparation. Elles porteront notamment sur la fixation d’une marge bénéficiaire raisonnable applicable à tous les vendeurs d’engins motorisés. Objectif : instaurer une transparence totale dans la formation des prix, prévenir toute tentative de spéculation et renforcer la confiance entre commerçants et consommateurs.
La BMCRF se veut claire : « toute irrégularité constatée sera sanctionnée conformément aux textes en vigueur ». Elle invite également les citoyens à demeurer vigilants et à signaler tout manquement à travers les numéros verts : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86.
Cette évolution constitue une avancée majeure dans la régulation du marché des deux-roues, un secteur vital pour la mobilité des Burkinabè. En agissant fermement contre les pratiques spéculatives, la BMCRF entend garantir une concurrence saine et loyale, tout en protégeant le pouvoir d’achat des ménages.
Intégration BF