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« La foi, le vivre-ensemble et le progrès ». C’est autour de ce thème que le Cadre de concertation pour le dialogue interreligieux (CCDIR) a organisé, le jeudi 20 août 2026, une cérémonie de lecture du Saint Coran et d’invocations à la grande mosquée Tidjania de Diarradougou, dans le secteur n°2 de Bobo-Dioulasso. Une rencontre spirituelle qui a réuni de nombreux fidèles ainsi que des représentants de différentes confessions religieuses, dans une même ferveur : implorer la grâce divine pour le retour durable de la paix et la prospérité du Burkina Faso.
Dans un contexte marqué depuis plusieurs années par une crise sécuritaire qui éprouve le pays, le CCDIR entend faire de la prière et du dialogue entre les confessions religieuses des leviers de cohésion et d’espérance.
Pour Hamidou Mandé, président du CCDIR, la paix et la stabilité constituent des conditions indispensables au développement du Burkina Faso.
« Nous devons cultiver le vivre-ensemble, la cohésion sociale. Nous unir pour relever les différents défis afin de construire notre patrie », a-t-il déclaré.
À travers la lecture coranique et les séances d’invocations, les participants ont ainsi élevé des prières en faveur de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et du progrès économique. Cinq bœufs ont notamment été sacrifiés en signe d’offrande et de supplication pour le retour durable de la paix sur l’ensemble du territoire national.
Le respect des lois, gage de stabilité
Au-delà de sa dimension strictement spirituelle, la rencontre s’est également voulue un cadre de sensibilisation et de dialogue citoyen. Les représentants des différentes confessions religieuses ont insisté sur l’importance du respect des textes régissant les libertés et les organisations religieuses.
Pour les participants, le respect des lois constitue en effet l’un des fondements de la stabilité et d’une coexistence harmonieuse entre les différentes composantes de la société.
Prenant la parole au nom de la communauté chrétienne, le pasteur Zozoe Nana a salué une initiative qu’il juge particulièrement opportune. Selon lui, de telles rencontres contribuent à rapprocher les communautés religieuses et à consolider les liens sociaux nécessaires au retour définitif de la paix.
Une mobilisation autour des valeurs nationales
Pour les organisateurs, la cérémonie constitue également une occasion de sensibiliser les populations sur la nécessité de s’inscrire dans une dynamique collective en faveur du développement national. Les intervenants ont notamment appelé les fidèles à renforcer leur engagement citoyen, leur patriotisme et leur attachement aux valeurs de solidarité et de cohésion.
Le commandant de la 2ᵉ Région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a, pour sa part, exhorté les participants à s’inscrire dans la dynamique de la Révolution populaire et progressiste (RPP) et à contribuer, chacun à son niveau, au développement de la Nation.
Au terme de cette journée placée sous le signe de la foi et du dialogue, le CCDIR entend ainsi réaffirmer sa volonté de faire du rapprochement entre les confessions religieuses un instrument de paix et d’unité nationale. À Bobo-Dioulasso, musulmans, chrétiens et autres acteurs du dialogue interreligieux ont voulu porter un même message : dans un Burkina Faso confronté à de nombreux défis, la cohésion, la solidarité et l’unité demeurent des forces essentielles pour construire la paix et préparer les conditions d’un développement durable.
La cérémonie a également enregistré la présence du commandant de la 2ᵉ Région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, ainsi que de plusieurs personnalités et acteurs de la société. Elle était placée sous le patronage de Wapassi Naba, PDG de Général Immo, avec pour parrain El Hadj Yacouba Sinon, PDG d’ENIS Baraka SARL, et pour co-parrain Dozo Ba Aly Konaté, PDG de Air Kangala.
Intégration BF