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La rareté du ciment constatée ces dernières semaines sur le marché burkinabè suscite de nombreuses interrogations auprès des consommateurs et des professionnels du secteur du bâtiment. Pour apporter des éclaircissements sur cette situation, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé un point de presse ce jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou.
À cette occasion, le Coordonnateur général de la BMCRF, le camarade Sanibè FAHO, a expliqué que cette tension sur l’approvisionnement résulte de plusieurs facteurs concomitants. En premier lieu, il a évoqué une demande particulièrement soutenue en ciment à travers le pays, portée par l’intensification des activités de construction et la multiplication des chantiers d’infrastructures.
À cette forte sollicitation du marché s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement en matières premières. Selon les explications fournies, des retards enregistrés sur les corridors logistiques du Togo et de la Côte d’Ivoire perturbent l’acheminement des intrants nécessaires au fonctionnement des cimenteries, entraînant un ralentissement de la production.
Le responsable a également pointé du doigt les coupures récurrentes d’électricité, qui affectent les performances des unités industrielles nationales et limitent leur capacité à répondre efficacement à la demande croissante.
Tout en rassurant les populations sur le suivi rigoureux de la situation, la BMCRF appelle les différents acteurs de la chaîne de distribution à faire preuve de responsabilité et de civisme. L’institution met en garde contre toute pratique spéculative susceptible d’accentuer les tensions sur le marché et de pénaliser davantage les consommateurs.
Face à ces défis, les autorités assurent rester mobilisées afin de favoriser un retour progressif à la normale et garantir une meilleure disponibilité du ciment sur l’ensemble du territoire national.
Intégration BF