/image%2F6928548%2F20260602%2Fob_7a033f_1000.jpg)
Une importante initiative en faveur de la protection de l’environnement et de l’autonomisation de la jeunesse a été lancée le 1er juin 2026 à Bobo-Dioulasso. Le Collectif des Acteurs du Sachet Plastique des Hauts-Bassins (CASP/HBS), en collaboration avec la Direction Générale de l’Environnement et du Cadre de Vie (DGECV) et le Groupement PADDER-YICAPED, a officiellement donné le coup d’envoi d’un programme de formation destiné à 100 jeunes Burkinabè aux techniques de recyclage et de transformation des déchets plastiques.
La cérémonie de lancement a été présidée par Sanou Lagassani, 2ᵉ vice-président de la Délégation spéciale de l’Arrondissement n°7 de Bobo-Dioulasso, en présence de plusieurs acteurs engagés dans la promotion du développement durable. L’événement bénéficie également du soutien de Mahamadou Barry, Président-directeur général de Babali et parrain de l’initiative, représenté pour l’occasion par Issa Sanou.
Cette formation pratique vise à doter les bénéficiaires de compétences techniques leur permettant de transformer les déchets plastiques en produits à forte valeur ajoutée. Parmi les réalisations envisagées figurent notamment des pavés écologiques, des matériaux de construction ainsi que des poteaux décoratifs. Une approche innovante qui conjugue préservation de l’environnement, création d’emplois et promotion de l’entrepreneuriat local.
Selon Zallé Latif, secrétaire général du Collectif des Acteurs du Sachet Plastique des Hauts-Bassins, cette initiative répond à un double défi : réduire la pollution liée aux déchets plastiques tout en offrant des perspectives économiques concrètes à la jeunesse burkinabè.
Pour Sanou Lagassani, cette action s’inscrit pleinement dans les ambitions nationales de développement endogène : « La formation de 100 jeunes Burkinabè à la valorisation des déchets plastiques ici à Bobo-Dioulasso constitue une initiative en parfaite adéquation avec la vision de souveraineté économique portée par le Capitaine Ibrahim Traoré. »
Même son de cloche chez Bachir Sawadogo, qui souligne l’importance stratégique du projet : « À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent démontrer que les déchets plastiques, souvent perçus comme une menace environnementale, peuvent devenir une véritable ressource économique au service du développement local. »
La session de formation sera animée par Pierre Kamsouloum, expert camerounais reconnu dans le domaine du recyclage et de la valorisation des déchets plastiques. Selon lui, les déchets plastiques représentent une véritable matière première dont le potentiel reste largement sous-exploité. Prévue sur une durée de dix jours, la formation comprendra deux jours de cours théoriques suivis de huit jours de travaux pratiques, permettant aux participants d’acquérir un savoir-faire directement exploitable dans des activités génératrices de revenus.
Au-delà de son volet environnemental, ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation locale des ressources, de promotion de l’économie circulaire et de création d’opportunités économiques pour les jeunes. Il illustre la volonté des acteurs impliqués de faire des défis environnementaux un levier de développement durable.
Comme le résume parfaitement le slogan de l’initiative : « Nos déchets d’aujourd’hui, les pavés et matériaux de construction de demain. » Une ambition porteuse d’espoir qui démontre que l’innovation locale et l’économie circulaire peuvent contribuer à bâtir un Burkina Faso plus propre, plus résilient et plus prospère.
Krismo Franck
Intégration BF