Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Intégration BF

Intégration BF

Site d'informations générales


Filière coton : l’UNPCB fixe le cap pour 2026 à Bobo-Dioulasso

Publié le 1 Février 2026, 10:36am

L’Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso (UNPCB) a tenu, le vendredi 30 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, son assemblée générale ordinaire, rendez-vous statutaire majeur consacré à l’examen et à l’adoption du budget ainsi que du programme d’activités de l’année 2026. Placée sous le signe de la concertation et de l’anticipation, cette session dite budgétaire visait à jeter les bases d’une planification rigoureuse au service du développement durable de la filière cotonnière.

La rencontre a mobilisé l’ensemble des acteurs clés du secteur : représentants des unions provinciales, producteurs venus des différentes régions du pays, techniciens de l’UNPCB, ainsi que les partenaires et observateurs, notamment les sociétés cotonnières et l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB). Tous réunis autour d’un objectif commun : définir de manière participative les priorités stratégiques de l’exercice 2026.

Les travaux ont été ouverts par le président de l’UNPCB, Nikiébo N’Kambi, qui a rappelé la portée de cette assemblée dans le processus de transformation engagé par l’organisation. Depuis 2017, l’UNPCB s’est inscrite dans une nouvelle dynamique avec sa mise en conformité à l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit des sociétés coopératives. Une réforme qui, selon le président, traduit bien plus qu’un ajustement juridique : elle incarne la volonté des producteurs de coton d’adopter une gouvernance moderne, transparente et responsable, alignée sur les normes communautaires et internationales.

Dans cette perspective, la tenue régulière d’une session budgétaire en début d’exercice s’impose désormais comme une exigence. « Il s’agit de présenter le chronogramme annuel issu de notre plan quinquennal, de recueillir les contributions des acteurs, de dégager les priorités et d’adopter un budget cohérent avec nos ambitions », a expliqué Nikiébo N’Kambi.

Le président de l’UNPCB n’a pas occulté les difficultés du passé, notamment les contraintes financières qui ont parfois entravé une planification anticipée. Les acteurs se retrouvaient souvent en fin de premier trimestre pour faire le bilan des activités, un exercice certes utile, mais insuffisant pour orienter efficacement l’action. La session budgétaire 2026 apparaît ainsi comme un tournant, traduisant une volonté affirmée de changer de méthode, de renforcer la planification participative et d’associer davantage les unions provinciales, véritables socles de l’organisation, à la définition des orientations stratégiques.

Les travaux portent sur l’examen détaillé du chronogramme des activités prévues pour 2026, son enrichissement à partir des réalités du terrain, l’adoption d’un budget réaliste et l’identification des stratégies de mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des actions retenues. Pour le président de l’UNPCB, il s’agit avant tout d’un exercice collectif. « Nous planifions ensemble les activités de 2026. Et comme aucune action ne peut être conduite sans moyens financiers, le budget vient naturellement traduire les choix opérés », a-t-il souligné.

Si les activités envisagées découlent du plan quinquennal de l’union, leur hiérarchisation fait l’objet d’échanges approfondis afin de distinguer les priorités immédiates des actions pouvant être différées. Cette démarche inclusive vise à consolider les décisions et à garantir leur appropriation par l’ensemble des acteurs. La diversité des participants est perçue comme un atout, favorisant des débats riches et des orientations équilibrées, en phase avec les enjeux économiques et sociaux de la filière.

le président de l’UNPCB, Nikiébo N’Kambi
le président de l’UNPCB, Nikiébo N’Kambi

Évoquant la campagne agricole en cours, le président de l’UNPCB s’est montré prudemment optimiste. Les premières évaluations à mi-parcours indiquent une évolution positive des volumes de production, résultat des efforts soutenus des cotonculteurs à travers le pays. Il a salué leur engagement et les a exhortés à maintenir cette dynamique. « L’objectif est de permettre au Burkina Faso de retrouver, dans les deux à trois prochaines années, sa place de premier producteur africain de coton, qu’il a occupée pendant plus d’une décennie », a-t-il déclaré.

À travers cette assemblée générale ordinaire, l’UNPCB réaffirme ainsi sa détermination à bâtir une filière cotonnière plus structurée, plus performante et résolument tournée vers l’avenir.

Intégration BF

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents