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Les autorités communales de Bobo-Dioulasso ont joint l’acte à la parole. Comme annoncé, l’opération de libération des alentours de l’abattoir frigorifique a été menée à terme ce dimanche 04 janvier 2026, date butoir fixée pour le départ des occupants installés de manière anarchique autour de l’infrastructure vétérinaire.
Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif sécuritaire a été déployé. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, dès 3 heures du matin, des unités de la Brigade anti-criminalité (BAC), de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), du Service régional de la police judiciaire (SRPJ), de la Police municipale, ainsi que de la Gendarmerie nationale ont investi les accès à l’abattoir, interdisant toute entrée ou sortie.
Une heure plus tard, à 4 heures précises, les engins lourds sont entrés en action. Enclos d’animaux, magasins et boutiques érigés sur le domaine public ont été entièrement démolis. Pris de court, certains commerçants ont tenté de sauver, dans la précipitation, le matériel et les marchandises encore récupérables. Même un homme venu récupérer ses bœufs a été systématiquement refoulé par les forces de sécurité.
Sur place, la tension était palpable. Certains occupants n’ont pas manqué de désigner comme responsables de la situation les jeunes bouchers qui avaient brûlé des pneus le 1er janvier 2026 pour protester. « Ce sont eux qui ont provoqué la colère des autorités. On n’engage pas un bras de fer contre l’État », déplorait un commerçant.
Intégration BF