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À la suite de l’attaque ayant visé l’aéroport international de Niamey, le président de la transition nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, est monté au créneau dans une déclaration au ton ferme et sans équivoque. Désignant explicitement les présidents français Emmanuel Macron, ivoirien Alassane Ouattara et béninois Patrice Talon, le chef de l’État nigérien les accuse d’être impliqués, directement ou indirectement, dans ce qu’il qualifie d’atteinte grave à la souveraineté nationale du Niger.
Selon le président Tiani, cette attaque s’inscrirait dans une stratégie plus large de déstabilisation du pays, menée par des puissances et des acteurs régionaux hostiles au processus politique en cours à Niamey. Il affirme disposer d’éléments laissant penser à une coordination extérieure, sans toutefois en dévoiler publiquement les détails à ce stade. « Le peuple nigérien ne sera ni intimidé ni soumis », a-t-il martelé, réaffirmant la détermination des autorités à défendre l’intégrité du territoire et la sécurité des citoyens.
Dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques et sécuritaires, le président de la transition a également prévenu qu’une réponse serait apportée « au moment et sous la forme appropriés ». Une déclaration qui laisse présager un durcissement des relations entre le Niger et les pays mis en cause, et qui risque d’accentuer davantage les fractures politiques au sein de l’Afrique de l’Ouest, sur fond de recomposition des alliances et de remise en question de l’influence étrangère dans la région.
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