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Un changement majeur se profile à la tête de l’Assemblée nationale ivoirienne. Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président Alassane Ouattara, devrait accéder à la présidence de la chambre basse à la fin du mois de janvier, à l’occasion de l’installation des nouveaux députés issus des élections législatives de décembre 2025. Ces dernières ont été largement remportées par la majorité présidentielle du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).
Selon des informations révélées par Africa Intelligence, le chef de l’État mûrit cette option depuis plusieurs semaines. Longtemps envisagé pour la primature, Téné Birahima Ouattara verrait finalement son ascension politique se concrétiser au perchoir. Élu député de la commune populaire d’Abobo, au nord d’Abidjan, il serait appelé à remplacer Adama Bictogo, avec lequel les relations se sont nettement dégradées ces derniers mois.
Adama Bictogo, président sortant de l’Assemblée nationale, est en effet fragilisé au sein de l’entourage présidentiel. Certaines voix lui prêtent des ambitions personnelles dans la perspective de la succession d’Alassane Ouattara, une hypothèse qui suscite de vives réticences au sommet de l’État.
Le choix du perchoir pour Téné Birahima Ouattara répond également à une logique institutionnelle. Contrairement aux postes gouvernementaux, la présidence de l’Assemblée nationale est attribuée à l’issue d’un vote des députés. Ce mode de désignation offrirait au futur président de l’institution une légitimité politique issue du suffrage parlementaire, et non d’une nomination directe du chef de l’État un point régulièrement soulevé par certains cadres du RHDP à son encontre.
À travers cette décision, Alassane Ouattara entend consolider la montée en puissance politique de son frère tout au long de son quatrième mandat, tout en préservant les équilibres au sein de l’exécutif. Le Premier ministre Robert Beugré Mambé pourrait ainsi être maintenu à son poste. De son côté, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné, politiquement affaibli, conserverait ses fonctions, bien que ses prérogatives devraient être davantage restreintes.
Un vaste remaniement gouvernemental est attendu à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février, une fois la nouvelle Assemblée nationale installée. Parallèlement, le président Alassane Ouattara prépare une réforme constitutionnelle d’envergure, appelée à redessiner durablement le paysage institutionnel ivoirien.
Intégration BF
Source: Africa Intelligence