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À l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2026, organisée au Maroc, la ferveur patriotique se fait intensément ressentir jusque sur le sol burkinabè. À chaque sortie des Étalons, les supporters, bien que séparés de leurs joueurs par des milliers de kilomètres, ne ménagent aucun effort pour faire entendre leur voix et afficher leur soutien indéfectible aux onze nationaux.
Dans les grandes villes comme dans les quartiers populaires, les rassemblements se multiplient autour des écrans de télévision. Chants, cris d’encouragement, vuvuzelas et drapeaux aux couleurs nationales rythment les rencontres, transformant chaque match en un véritable moment de communion nationale. Le football devient ainsi un puissant vecteur d’unité et de fierté pour les Burkinabè.
À Bobo-Dioulasso, cette effervescence a également des retombées économiques notables. Traoré Lassina, vendeur ambulant de vuvuzelas, de drapeaux et d’autres articles aux couleurs nationales, se réjouit de l’engouement suscité par la compétition. Selon lui, les ventes connaissent une nette hausse depuis le début de la CAN. « Les gens veulent se faire entendre, même à distance. Ils sont prêts à payer pour faire du bruit et soutenir les Étalons depuis le Burkina Faso », confie-t-il.
Des vuvuzelas aux drapeaux en passant par les autocollants et bandeaux tricolores, les accessoires de supporters s’arrachent à l’approche de chaque rencontre. Pour de nombreux commerçants comme Traoré Lassina, la CAN représente une opportunité économique importante, portée par la passion du football et l’attachement profond du peuple burkinabè à son équipe nationale.
Ainsi, bien que la compétition se déroule au Maroc, l’esprit de la CAN vit pleinement au Burkina Faso. À travers les chants, le bruit et les couleurs nationales, les supporters rappellent que les Étalons ne sont jamais seuls : toute une nation se tient derrière eux, match après match.
Souleymane .Z
Intégration BF