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38 ans après son assassinat, Thomas Sankara reste une flamme vive dans la mémoire collective du Burkina Faso

Publié le 16 Octobre 2025, 09:30am

Le mercredi 15 octobre 2025, le Burkina Faso a commémoré avec émotion le 38ᵉ anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, père de la Révolution burkinabè, tombé avec 12 de ses compagnons en 1987. Au Mémorial qui porte son nom, à Ouagadougou, une cérémonie empreinte de recueillement et de dignité a rassemblé les plus hautes autorités du pays, les forces vives de la nation et de nombreux citoyens venus rendre hommage à celui dont l’héritage continue de guider le peuple burkinabè.

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, était représenté à cette cérémonie par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Dans son message, le chef de l’État a tenu à rappeler la portée universelle de l’engagement de Sankara. « Thomas Sankara n’est pas uniquement un héros national. Il est un symbole pour tous les peuples opprimés de la planète. Il a rêvé d’un monde libéré de la domination, de la corruption et du renoncement. Il a montré que la dignité ne se commande pas, elle se conquiert », a-t-il affirmé.

La commémoration de cette date tragique, le 15 octobre, reste un moment de profonde introspection pour le peuple burkinabè. Selon Maurice Konaté, président de la délégation spéciale de la ville de Ouagadougou, « ce jour sombre, marqué par l’injustice et la douleur, demeure à jamais gravé dans notre mémoire collective ». Il a salué la résilience du peuple face à cette épreuve historique et souligné le rôle fondamental du Mémorial Thomas Sankara, désormais érigé au cœur de la capitale, comme un lieu de mémoire, de transmission et d’inspiration pour les générations futures.

Dans le prolongement de cette commémoration, un cérémonial militaire mensuel sera désormais institué. Chaque premier jeudi du mois, à 16 heures, les Burkinabè rendront hommage au père de la Révolution à travers un moment solennel de recueillement, mêlant rigueur militaire et ferveur populaire. Cette décision, annoncée par le Premier ministre au nom du chef de l’État, s’inscrit dans une volonté claire : ancrer durablement dans le calendrier national un devoir de mémoire, mais aussi un appel constant à l’engagement citoyen.

« Ce devoir de mémoire, nous le devons à nos enfants, à nos soldats, à nos paysans, à nos enseignants, à nos bâtisseurs et à tous ceux qui refusent de se résigner », a souligné le Premier ministre. « C’est en suivant cette voie que nous construirons un Burkina Faso fort, uni et libre, au cœur d’une Afrique en renaissance. »

Au-delà de la figure de Thomas Sankara, les intervenants ont également rappelé la mémoire des 17 autres camarades tombés entre le 15 et le 16 octobre 1987, à Ouagadougou, Kamboinsin, Ziou et Koudougou. Le colonel-major à la retraite Daouda Traoré, président du Comité international du Mémorial Thomas Sankara, a appelé à une reconnaissance pleine et entière de leurs sacrifices. « Ces hommes, exécutés dans l’ombre, ne doivent pas sombrer dans l’oubli. Nous poursuivons les démarches nécessaires pour honorer leur mémoire, en concertation avec leurs familles », a-t-il affirmé.

Dans le discours solennel du président du Faso, relayé par son Premier ministre, l’assassinat de Thomas Sankara a été qualifié de « tentative de tuer un rêve ». Mais ce rêve, selon lui, est loin d’être éteint. « Il vit dans les cœurs de millions de jeunes à travers l’Afrique. Il vit dans la volonté d’un peuple qui refuse la fatalité. Il vit dans la renaissance de notre nation, debout, digne et souveraine. Thomas Sankara n’est pas un souvenir. Il est une promesse, et cette promesse, c’est à nous de la tenir. »

Le mémorial, en cours de construction, se veut plus qu’un simple édifice. Il incarne une ambition collective : faire vivre l’idéal sankariste dans un monde en quête de justice, de souveraineté et de dignité. Il sera un lieu de recueillement, d’éducation, mais aussi de projection vers un avenir fondé sur les principes défendus par le capitaine Sankara : le travail, l’intégrité, la responsabilité et l’amour de la patrie.

En ce 15 octobre 2025, 38 ans après, Thomas Sankara reste plus que jamais une conscience éveillée, un modèle pour la jeunesse, et une lumière pour un Burkina Faso résolument tourné vers sa souveraineté, sa dignité et son unité.

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