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Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 5 août 2025, la séance d’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs du ministre de la Justice, des Droits humains et des Relations avec les institutions, Me Edasso Rodrigue Bayala. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de redevabilité et de gouvernance axée sur les résultats, prônée par les plus hautes autorités du pays.
À l’issue de cette revue semestrielle, il ressort que sur les 36 produits attendus dans le cadre de la mise en œuvre du contrat d’objectifs assigné au ministère, 11 ont été exécutés à 100 %, 12 présentent un taux d’avancement compris entre 50 % et 95 %, tandis que 13 accusent un retard significatif avec un taux d’exécution inférieur à 50 %. Ce qui porte le taux global de mise en œuvre à 63,57 %.
Des avancées notables malgré les défis
Parmi les actions les plus marquantes à mettre à l’actif du ministère, figure le traitement de 170 dossiers relatifs aux crimes économiques et de sang, dans un contexte national fortement marqué par la quête de justice et de transparence. L’opération dénommée « Casier vide », lancée pour lutter contre l’engorgement judiciaire, a permis de réactiver plus de 8 000 dossiers dormants, témoignant d’un effort soutenu pour redynamiser l’appareil judiciaire et rapprocher la justice des citoyens.
Dans le volet législatif, plus d’une dizaine de projets de lois ont été élaborés et adoptés, traduisant la volonté du ministère de renforcer le cadre juridique et institutionnel, en l’adaptant aux exigences contemporaines de l’État de droit et aux spécificités socio-culturelles du Burkina Faso.
Une justice au service de la réinsertion et de l’équité
Soucieux de promouvoir une justice plus humaine et tournée vers la réhabilitation, Me Bayala a mis un accent particulier sur le travail d’intérêt général (TIG) comme alternative à l’incarcération. Ce dispositif, selon le ministre, constitue un levier stratégique de réinsertion sociale des personnes condamnées, tout en contribuant à la réduction de la surpopulation carcérale.
Par ailleurs, le garde des Sceaux a plaidé en faveur d’une relecture approfondie des textes juridiques en vigueur, afin qu’ils soient davantage en phase avec les réalités culturelles, sociales et économiques du pays. Il s’agit, selon lui, de poser les bases d’une justice plus accessible, équitable et enracinée dans les valeurs nationales.
Un cap maintenu sur les résultats
En dépit des obstacles structurels, des contraintes sécuritaires et des moyens parfois limités, Me Bayala a réaffirmé son engagement indéfectible en faveur d’une justice crédible, diligente et centrée sur les attentes des justiciables. Il a assuré de sa détermination à redoubler d’efforts pour améliorer les indicateurs en deçà des attentes, afin d’atteindre un niveau de performance conforme aux ambitions fixées à l’horizon 2025.
Le Premier ministre, quant à lui, a salué les résultats obtenus, tout en encourageant le ministre et ses équipes à accentuer les efforts dans les domaines encore en souffrance. Il a rappelé que la justice constitue un pilier essentiel dans le processus de refondation de l’État et de consolidation de la paix sociale.
Intégration BF