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Yopougon, la commune la plus peuplée d’Abidjan, a été, ce samedi 9 août 2025, le théâtre d’une démonstration de force politique rare par son ampleur et sa ferveur. Sous un soleil généreux, des flots compacts de manifestants, arborant pancartes colorées, banderoles revendicatives et slogans soigneusement choisis, ont entamé une marche symbolique depuis le mythique cinéma Saguidiba jusqu’à la place Ficgayo. Dans les rues, chants, tambours et clameurs se mêlaient, dessinant l’image d’une contestation à la fois résolue et pacifique.
À l’origine de cette mobilisation, un appel conjoint du Front commun PPA-CI / PDCI, alliance stratégique réunissant les figures politiques Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. Leur objectif : exiger, avec force et constance, la tenue d’une élection présidentielle inclusive, transparente et exempte de tensions, considérée par les organisateurs comme le socle indispensable à la stabilité politique et à la cohésion nationale.
Sur l’estrade improvisée de la place Ficgayo, les leaders de l’opposition ont tour à tour pris la parole, galvanisant la foule par des discours où se mêlaient conviction, gravité et appel à l’unité. Laurent Gbagbo a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance dans les institutions électorales, tandis que Tidjane Thiam a martelé que « nul ne doit être exclu du processus politique ». Tous deux ont réaffirmé leur engagement indéfectible en faveur de la démocratie, de la justice électorale et de l’unité du pays.
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Dans leurs interventions, un message central revenait comme un refrain : l’exhortation adressée aux autorités à garantir un scrutin ouvert à toutes les sensibilités politiques, sans discrimination ni manœuvre d’exclusion. Les leaders ont également appelé leurs partisans à maintenir la mobilisation, tout en privilégiant des actions pacifiques et respectueuses de la légalité.
Au-delà de l’affirmation d’un rapport de force, cette marche a été perçue comme un test grandeur nature de la capacité de l’opposition à se rassembler et à mobiliser, à moins d’un an de l’échéance présidentielle. Dans un contexte politique marqué par la méfiance et les tensions latentes, la journée du 9 août pourrait bien s’inscrire comme l’un des jalons majeurs du calendrier politique ivoirien.
Intégration BF