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Le fléau des accidents de la circulation continue de faire des ravages au Burkina Faso. Selon les statistiques officielles publiées par le ministère de la Sécurité, le seul mois de juillet 2025 a enregistré 1 877 accidents de la route à travers le pays. Ces drames ont fait 1 341 blessés et 69 pertes en vies humaines, confirmant une tendance préoccupante en matière de sécurité routière.
Les données révèlent que les jeunes âgés de 15 ans à 44 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée, représentant plus de 80 % des blessés et concentrant 58 % des décès. Ce constat illustre une fois de plus la vulnérabilité de cette frange dynamique de la population, fortement exposée aux risques routiers.
La répartition géographique des accidents met en évidence une forte concentration en milieu urbain. La capitale, Ouagadougou, demeure l’épicentre de l’insécurité routière, totalisant à elle seule 41 % des accidents recensés. Elle est suivie de Bobo-Dioulasso (20 %), puis de villes telles que Koudougou, Banfora, Ouahigouya et Kaya, qui figurent également parmi les localités les plus accidentogènes.
Au-delà des chiffres, ces statistiques traduisent la persistance des causes récurrentes : excès de vitesse, non-respect du code de la route, imprudence des conducteurs de deux-roues, surcharge des véhicules ou encore l’état parfois défectueux de certaines routes.
Face à cette situation, les autorités rappellent l’urgence d’une prudence accrue sur les routes. Le ministère de la Sécurité appelle les usagers à plus de responsabilité et de discipline, notamment en matière de respect des limitations de vitesse, du port du casque et de la ceinture de sécurité.
Avec une moyenne de plus de 60 accidents par jour en juillet, la sécurité routière demeure un défi majeur pour le Burkina Faso, où la lutte contre l’incivisme et le renforcement des mesures préventives apparaissent plus que jamais comme une priorité nationale.
Intégration BF