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Agriculture – Des cultures jadis “impossibles” désormais florissantes au Burkina Faso

Publié le 10 Août 2025, 15:05pm

Le Burkina Faso repousse les frontières de ses potentialités agricoles. Dans un champ verdoyant de bananeraies, aux abords de Bobo-Dioulasso,ce 9 août 2025, le coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A), Inoussa Ouédraogo, a livré un constat qui, il y a quelques années encore, aurait semblé utopique : le cacao, le café, l’ananas, la banane plantain, l’avocat ou encore la cola poussent désormais sur les terres burkinabè.

Face à des communicateurs venus s’imprégner des avancées du programme, Ouédraogo a rappelé qu’à l’origine, ces cultures dites « spécifiques » étaient considérées comme inadaptées aux conditions climatiques du pays. « Nous avons voulu vérifier jusqu’où il était possible de repousser cette limite », explique-t-il, soulignant que la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a ouvert la voie à des expérimentations audacieuses.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. L’IP-P3A, en partenariat avec une société privée spécialisée, a mis en place un ambitieux programme de multiplication végétale. Aujourd’hui, ce sont 103 000 pieds d’avocatiers, 81 000 rejets de banane plantain et 70 000 plants restés dans la région du Guiriko qui attestent du succès de cette stratégie. Et la dynamique est loin de s’arrêter : les semences de banane en cours de préparation devraient générer 400 000 plants supplémentaires d’ici 2026.

Inoussa Ouédraogo
Inoussa Ouédraogo

Certaines productions atteignent déjà des niveaux remarquables. L’ananas, par exemple, dépasse 100 tonnes à l’hectare, avec un calibre et une qualité gustative qui rivalisent avec les standards internationaux. « Nous avons la conviction que le café, également, trouvera sa place dans notre paysage agricole », affirme  Ouédraogo avec un sourire confiant.

Au-delà des chiffres, cette réussite illustre la volonté politique de diversifier l’agriculture nationale et de réduire la dépendance alimentaire, tout en offrant de nouvelles perspectives économiques aux producteurs. Ce qui relevait hier du rêve prend aujourd’hui racine dans les champs du Burkina Faso.

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