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À l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (JMLP), célébrée chaque année le 25 avril, le Secrétariat Permanent pour l’Élimination du Paludisme (SPEP) a tenu, le mardi 22 avril 2024 à Bobo-Dioulasso, une conférence de presse stratégique. Cette rencontre, placée sous le signe du dialogue et de la collaboration, visait à sensibiliser les professionnels des médias sur leur rôle fondamental dans la lutte contre cette maladie endémique qui continue de faire des ravages au Burkina Faso.
Dans son intervention, le Dr Sidzabda Kompaoré, Secrétaire Permanent du SPEP, a dressé un état des lieux alarmant de la situation sanitaire liée au paludisme. Selon les données officielles, plus de dix millions de cas ont été enregistrés dans les formations sanitaires du pays en 2023, entraînant plus de 3 400 décès. Ces chiffres, aussi accablants qu’inacceptables, positionnent le paludisme comme la première cause de consultation médicale, d’hospitalisation et de mortalité dans les structures sanitaires nationales.
Pour le Dr Kompaoré, il ne fait aucun doute que cette maladie, au-delà de sa dimension sanitaire, constitue un obstacle majeur au développement socio-économique du pays. Il a, en ce sens, insisté sur la nécessité d’une approche multisectorielle, inclusive et résolument engagée. « Le paludisme n’est pas seulement un problème de santé publique ; c’est un défi transversal qui requiert une synergie d’actions entre tous les acteurs de la société, notamment les médias », a-t-il affirmé avec conviction.
Au cœur de cette conférence de presse figurait l’appel solennel lancé aux hommes et femmes de médias pour qu’ils s’investissent davantage dans la sensibilisation des populations. En tant que courroies de transmission essentielles de l’information, les journalistes sont invités à produire et diffuser des contenus éducatifs sur les mesures de prévention, les modes de transmission, ainsi que sur l’importance de l’assainissement du cadre de vie. Le Dr Kompaoré a souligné que l’adhésion des communautés aux bonnes pratiques sanitaires dépend en grande partie de la qualité et de la régularité des messages relayés par les médias.
Une JMLP 2025 placée sous le signe du renouvellement et de la mobilisation
La célébration de l’édition 2025 de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme se tiendra sous le thème : « Réinvestir, réimaginer et raviver nos efforts communs pour mettre fin au paludisme ». Ce mot d’ordre ambitieux traduit la volonté des autorités sanitaires de redynamiser la lutte en impliquant tous les secteurs de la société civile et des institutions publiques.
Dans la ville de Bobo-Dioulasso, hôte de cette conférence de lancement, plusieurs activités sont programmées pour marquer l’événement. Parmi celles-ci, des panels de sensibilisation, des campagnes de don de sang, des dialogues politiques autour des enjeux de santé publique, un cross populaire symbolique et le lancement officiel du traitement des gîtes larvaires figurent en bonne place. Ces initiatives ont pour objectif non seulement de sensibiliser, mais aussi de renforcer l’adhésion communautaire aux stratégies nationales d’élimination du paludisme.
Instituée en 2007 par les États membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Journée mondiale de lutte contre le paludisme vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur cette pathologie qui demeure l’une des premières causes de mortalité évitable dans le monde. Au Burkina Faso, où le paludisme sévit de manière endémique, cette journée revêt une importance toute particulière.
Le SPEP, en mobilisant les médias, espère enclencher une dynamique nouvelle, fondée sur l’engagement citoyen, la responsabilisation collective et la diffusion continue d’informations fiables et accessibles. Car c’est dans une prise de conscience générale, portée par des relais d’opinion crédibles et influents, que réside l’espoir d’un avenir sans paludisme.
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