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Le ministère de la santé et de l’hygiène publique à travers sa direction régionale en collaboration avec la Croix Rouge Burkina a organisé le 13 septembre à Bobo-Dioulasso, une rencontre d’information avec les acteurs des médias sur la dengue
L’objectif de cette rencontre était de renforcer les capacités des journalistes de la région sur la lutte contre la propagation de cette maladie dans les Hauts-Bassins.
Dans le monde, la dengue sévit dans les régions tropicales et subtropicales. Selon l’OMS, il y aurait entre 50 à 100 millions de cas de dengue chaque année.
La maladie est désormais endémique dans plus de 100 pays d'Afrique, des Amériques, de la Méditerranée orientale, de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental.
C’est une maladie infectieuse d’origine virale provoquée par un arbovirus transmis par les moustiques Aèdes albopiticus). L’être humain est le principal réservoir du virus.
Elle est bénigne et touche tous les âges de la vie.
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Selon Diao Rodrigue, directeur régional de la santé des Hauts-Bassins, « pour la date du 12 septembre, la situation de la dengue de la région est alarmante, elle totalise 4770 cas suspects, 1900 cas probables dont malheureusement 35 cas de décès.
Ce constat a été fait grâce à SBE et aussi SBI qui consiste à la collecte, le suivi, l’analyse et l’interprétation systématiques (régulières) de données des structures à travers le TLOH »
Dans la communication de Dao Issa, il ressort que toute personne présentant une maladie fébrile (>39°C) aiguë d’une durée comprise entre 2 et 7 jours, et s’accompagnant d’au moins 2 des symptômes suivants :
Céphalées, douleur rétro-orbitale, myalgies, arthralgies, éruption cutanée,
Manifestations hémorragiques, syndrome de choc est un cas probable de la dengue.
Tout cas confirmé de dengue doit obligatoirement dormir sous une moustiquaire afin de rompre la chaine de transmission.
« Il n’y a pas de traitement spécifique ni de vaccin commercialisé contre la dengue au Burkina Faso donc la principale arme reste la lutte antivectorielle.
De ce fait, sa prévention est Individuelle et collective.
Il faudra donc réduire le risque de contracter la dengue en vous protégeant des piqûres de moustiques, sensibiliser la population pour une consultation précoce des formations sanitaires », a-t-il annoncé
Afin de maintenir la dynamique du succès de la riposte contre la dengue dans la région, il est nécessaire de veiller « à une gestion efficace des rumeurs, le renforcement de la communication et de l’engagement communautaire, le maintien de la prévention : Assurer l’assainissement cadre de vie et la sensibilisation des populations sur les mesures préventives », a conclut Dao Issa.
Abdalah KABORE