
Selon les OPM, « cette suspension de Radio Oméga est à tout point de vue illégale. Loin de toutes considérations professionnelles, cette suspension est simplement politique pour ne pas dire politicienne. Le gouvernement n’a aucune compétence pour connaître du respect ou non des règles déthique et de déontologie dans un média ».
Ayant lu le communiqué de la radio Oméga concernant le démenti de la médiation de l’Observatoire burkinabè des médias (OBM) pour la levée de la suspension, l’OPM est entrée en contact avec les responsables de la radio, qui ont maintenu le même langage.
« A propos de l’OBM, nous voulons vous rappeler qu’elle est signataire de la déclaration des OPM du 11 août dans laquelle unanimement nous n’avons reconnu aucune faute professionnelle à la radio Oméga ni du point de vue éthique ni du point de vue déontologique », a indiqué Guézouma Sanogo, au nom de l’OPM.
Pour l’extradition de François Compaoré sur le dossier Norbert Zongo, il faut rappeler que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a marqué son opposition, dans un communiqué en date du 7 septembre 2023. Les professionnels des médias sont étonnés de la non réaction officielle des autorités burkinabè jusqu’à ce jour.
Pour ce faire, ils vont entreprendre des démarches auprès du gouvernement pour mieux comprendre.
Présent à la conférence de presse, Me Prosper Farama, avocat de la famille de Norbert Zongo, a précisé qu’ils ont « les mains liées » parce qu’une extradition implique uniquement l’État burkinabè et la partie française.
Source : Lefaso.net